Sabrina Bettencourt, fondatrice d'Obazine, se présente

Publié le : 12/04/2019 11:31:13
Catégories : Entre et fais comme chez toi

Sabrina Bettencourt, fondatrice d'Obazine, se présente

On dirait le sud

 

J'ai 35 ans, je suis capricorne, je suis folle amoureuse, et j'ai grandi en grande partie dans le sud, du côté de Nîmes puis Montpellier.

 



Donc l'eau, la mer, comptent beaucoup pour moi, et je ne trouve rien de plus apaisant que le bruit des vagues (fun fact "meuf chelou" : j'ai des titres "vagues" dans ma playlist Spotify, que j'écoute quand je suis stressée ou triste. Effet apaisant immédiat! Don't judge me)

 

Ally McBeal 

 

Amoureuse des lettres, d'histoire et des langues, j'ai très vite décidé de faire du droit. J'ai passé le barreau à Montpellier, puis j'ai trouvé mon 1er poste dans un cabinet d'avocats anglo-saxon à Paris. J'avais alors 23 ans, je n'étais objectivement qu'un bébé! 

 

Pendant 4 ans, j'ai sué corps et âme jusqu'à ce que mon corps et mon âme, précisément, me disent STOP.

 

A deux doigts d'un épisode qu'à posteriori je qualifierais de burnout, je décide de tout plaquer, de quitter le cabinet et le train de vie qu'il m'offrait pour repartir à zéro en suivant le MBA de marketing et management de luxe de Cartier. Quel sentiment de liberté!

 

Renaissance

 

Pendant cette année de MBA, je découvre tout : le marketing, la communication, la stratégie, les achats, l'histoire et les codes du luxe. Je rencontre des professionnels du luxe exceptionnels, dont beaucoup sont au fond des entrepreneurs visionnaires.

 

 

J'apprends beaucoup, je m'ouvre à des sujets variés (moi qui n'avais fait que du droit les 10 années précédentes) et je m’intéresse déjà beaucoup à l'e-commerce, au point d'en faire mon mémoire de fin d'année.

 

Je découvre Nathalie Massenet (fondatrice de Net-a-Porter) et je suis fascinée par sa vision et son audace. Je me dis que moi aussi un jour, j'aurai un e-shop qui changera les habitudes des gens.

 

Je redeviens stagiaire pour le compte de petits créateurs (humilité de rigueur) et je revis, surtout. Je m'amuse, je n'ai plus de contraintes, et je me rends compte que j'ai besoin de liberté au quotidien pour me sentir bien.

 

Retour à la vie réelle ?

 

Pourtant, à la fin de l'année de MBA (on est donc à l'été 2012), j'accepte de prendre un job de juriste que je ne peux pas refuser. Avec le recul, je réalise que j'avais déjà envie d'entreprendre mais que je n’y étais pas encore prête (ni financièrement ni psychologiquement). 

Je suis un peu plus tard recrutée par une entreprise du luxe, que j'adore et dans laquelle je m'occupe, entre autres, de négocier les contrats de distribution : le côté business de ce job me passionne! Je comprends que la vente me fascine. Et je m'interroge de plus en plus sur la création d'une entreprise. 

 

L'aventure NY

Puis grâce à mon travail, je pars en détachement à NY et c'est la révélation!

J’intègre le réseau de femmes She for She, et entourée d'entrepeuses, je constate que je n'ai qu'une envie : créer mon entreprise, regagner cette liberté qui me manque et faire quelque chose d'utile!

A NY, c'est si vrai de dire que rien n'est impossible : je ne sais pas si j'aurais eu l'audace de créer Obazine si j'étais restée à Paris !

 

Obazine

Surtout, c'est en vivant à NY que je découvre l'usage des gourdes: ut le monde en utilise là-bas! Je me documente, je commence à sourcer et un soir de septembre 2018, alors que je commence à m'ennuyer ferme dans mon poste, je décide de créer ma marque de gourdes pour la commercialiser sur le marché français!

Je suis d'un naturel fonceur et passionné, donc les apparentes difficultés ne m'ont pas effrayé : lancer Obazine tout en ayant un job à plein temps, me lancer sur le marché français alors que je vis temporairement aux Etats-Unis, créer toute seule un e-shop et une marque de A à Z...

Je pense que tous ces "obstacles" sont en fait des tests à ma volonté :) et ma démarche est claire: si ça fonctionne (et je ferai tout pour cela), tant mieux et si non, j'aurais tant appris dans l'aventure que je serais gagnante quoi qu'il arrive!

 

Ma satisfaction est que j'ai créé Obazine pour me sentir utile: en proposant les gourdes Camille et George (et bientôt leurs petites soeurs!), je vous invite à changer une petite habitude (réduire votre consommation de bouteilles en plastique) et d'agir en citoyen soucieux du monde qui vous entoure.

 

Individuellement, c'est un petit geste mais collectivement, c'est un pas de géant! 

 

 

 

Pour finir, mes rêves les plus fous? 

- que George, LE George (Clooney), achète MA George

- devenir la Nathalie Massenet du green !

 

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